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Koulouba,
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01 BP 92 Ouagadougou 01
Burkina Faso
Tél : (226) 25 32 49 41/51/87/89/91/92
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Présentation

Historique

Le Trésor Public burkinabè, à l’instar des autres institutions du pays, a une histoire qui lui est propre. Il a subi de nombreuses mutations au gré du contexte économique et politique national jusqu’à la réforme intervenu en 1997.

La dénomination, « Trésor Public », rattaché au Ministère des Finances de la République de Haute Volta, apparaît pour la première fois à travers les dispositions du décret n°73-PRES/SGCM du 20 mai 1959 portant définition des secteurs administratifs impartis aux ministres de la République de Haute Volta.
La Direction du Trésor fut érigée en Direction du Trésor et de la Comptabilité Publique (DTCP) par le décret n°114-PRES-F du 21 mars 1961.

Le premier texte organisant la Direction du Trésor et de la Comptabilité Publique (DTCP) est le décret 457-MF-PT du 17 octobre 1962 portant organisation de la Trésorerie de Haute Volta avec pour effet le 1er janvier 1963.
Les attributions de la DTCP ainsi que celles des sections qui lui sont rattachées ont été précisés par l’arrêté n°67-64/MFC/DTCP du 2 mars 1967.

La DTCP était alors chargée de toutes les questions ayant trait à la monnaie, au change, à l’alimentation de la trésorerie générale et à son équilibre.
C’est véritablement à partir de 1971, que la réglementation ainsi que les principaux textes furent mis en place. Le statut de comptable fut alors clairement défini.
En 1979, la DTCP fut érigée en Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP) par le décret n°79-284/PRES/MF du 18 juillet 1979 portant réorganisation du Ministère des Finances et placée sous l’autorité d’un Directeur Général.

Dès lors, le Trésor public, à la faveur de multiples réorganisations du Ministère chargé des finances, entra dans une sphère d’éclatement et de reconstitution jusqu’en 1993 où on assiste à sa restructuration sous forme de Direction Générale.
Il s’agissait d’un simple regroupement de directions auparavant autonomes sans aménagements particuliers pour l’intégration des services.

Après quelques années de fonctionnement, cette forme d’organisation va montrer des limites qui se sont traduites par l’apparition de dysfonctionnements d’ordre structurel résultant essentiellement d’une structuration peu appropriée des services définis par le texte portant création de la Direction Générale et la non prise en compte de façon exhaustive des attributions dévolues au Trésor Public.

Il était apparu nécessaire de redéfinir les relations administratives et fonctionnelles pour assurer une cohérence dans les actions, une clarification des responsabilités et une véritable intégration des services. Ce qui va conduire à une reforme à partir 1997. En outre, la réforme s’imposait au regard des exigences nouvelles en matière de gestion des finances publiques dont les principales sont :

  • une mise à la disposition des décideurs, d’informations fiables et rapidement disponibles pour une meilleure conduite de la politique économique et financière ;
  • une gestion plus saine des deniers publics et une meilleure supervision des structures comptables et financières ;
  • une production régulière des comptes permettant aux institutions de contrôle (parlement et cour des comptes) d’exercer leurs prérogatives ;
  • une prise en compte du contexte de l’intégration économique dans la zone UEMOA dont la tendance est à la création de services du Trésor harmonisés ;
  • une prise en compte de l’harmonisation des textes et des instruments de gestion des Finances Publiques dans le cadre de l’UEMOA.